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Harriet sur le sol
LA PEINTURE DU HARRIET EN 2015-2016, AU CHANTIER EVANS


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L'appel d'offre

Direction le chantier naval EVANS à Migennes. J’ai mis en concurrence les entreprises suivantes pour repeindre entièrement Harriet :
- le chantier des Torpilleurs à Tancarville (pas très réactif),
- le chantier Linssen en Hollande (dossier transmis par AQUARELLE à Maasbracht),
- Aquarelle à Auxerre qui a décliné (transfert du dossier en Hollande),
- le chantier EVANS à Migennes (devis très détaillé et bon feeling pendant la visite sur place).
Et le « winner » est le chantier EVANS. J’ai donc passé un contrat avec eux pour refaire entièrement la peinture de Harriet. Ce chantier a très bonne presse sur l’eau en France et même à l’étranger. Leur chiffre d’affaires est d’environ 370 000€ pour 2014, en hausse de 11% par rapport à 2013.
Pour ces travaux, voici le cahier des charges que j’ai envoyé aux entreprises :

Le cahier des charges

1– Le travail à effectuer en peinture
- Décapage de la coque (partie sous-marine),
- Traitement de l’oxydation,
- Mise en peinture (brillante bi-composants) complète du bateau, partie émergée et partie immergée. La couleur pour les œuvres vives et mortes sera blanche (ou teinte approchante : ivoire, blanc cassé, etc.). Seule sera conservée la bande grise (gris LINSSEN ou approchant) située en partie supérieure de la coque au niveau des prises d’air moteurs. Le pont (antidérapant) avant sera de couleur grise (International Deck),
- Mise en place d’un antifouling pour eau douce,
- Changement des anodes (si nécessaire). Le bateau passe 75% de son temps en eau douce,
- Démontage avant peinture et changement de tous les joints des ouvrants,
- Réparation du chandelier inox situé à tribord sur la plage arrière.

2 – Le travail à effectuer en mécanique
- Révision des 2 moteurs VOLVO TAMD 41A (courroies, durites, anodes, filtres, turbines pompes à eau, etc.),
- Remise en état de l’hélice tribord si nécessaire (j’ai talonné) et j’ai un jeu d’hélice de rechange à bord,
- Traiter le léger suintement de gazole sur un des injecteurs du moteur bâbord,
- Traiter la fuite sur l’échangeur de température du moteur bâbord,
- Monter la sonde d’un sondeur graphique SH-B03FM TPlastique sans saillie de marque Humminbird.

3 – La période
Je souhaite pour ce chantier une période comprise entre fin Août 2015 et Juin 2016.

Pour permettre au chantier de travailler dans de bonnes conditions, j’ai été obligé de vider en grande partie le bateau. Tous les coussins et matelas sont stockés dans la cabine arrière sur le lit. L’ensemble est recouvert d‘une protection.
Tous les stores ont été démontés (il y en a 18). C’est l’occasion de faire un nettoyage complet car je pense qu’ils ne l’ont jamais été. Les coffres latéraux ont été vidés pour permettre l’accès aux grilles d’aération des moteurs. A l’extérieur, les coffres ont été vidés et toutes les toiles enlevées.
Dans les sangles, prêt pour la sortie d’eau L’intérieur, dans le carré, fait nu Le poste de pilotage extérieur, sans toile ni instruments En tout, trois voyages auront été nécessaires avec mon véhicule pour ce déménagement. J’ai même retiré les tableaux qui décoraient l’intérieur.
Cette page évoluera en fonction de l’avancée des travaux. Le bateau a été déposé chez EVANS et sorti de l’eau le mercredi 26 août 2015. Le contrat positionne la fin des travaux, finitions comprises, en S20 2016.
Le bateau est à terre Le bateau commence à s'élever Prêt à passer sur le quai

Le contrat avec le chantier, si celui-ci est respecté, me permettra de récupérer Harriet à la fin des travaux :

Compte à rebours terminé avec 70 jours de retard, le 23 mai étant la date initiale.

Harriet est en attenteMercredi 24 septembre 2015
Première visite au chantier EVANS un mois après la sortie d’eau du Harriet. La météo est restée clémente, pas de pluie et température agréable. Je devais récupérer le radeau de survie, démonter les bois de la plage de bain, hiverner les toilettes et déposer au chantier la sonde du sondeur qui doit être montée (il me reste à définir la position).
Le bateau est bien calé, et une bâche a été posée sur l’arrière pour éviter toute entrée d’eau (les toiles d’hivernages sont démontées). Le démontage des bois a été difficile à cause de la corrosion de certaines vis. Ce problème sera réglé avec la mise en peinture.
Maintenant, j’ai de quoi m’occuper pour la remise en état de cette plage, en particulier le traitement du bois par 4 ou 5 couches de lasure après nettoyage et ponçage complet. Cela devrait être terminé pour le mois prochain, ce qui me permettra de les ramener au bateau lors de ma prochaine visite.

Visites en novembre, décembre et janvier :
En novembre, le bateau est resté dans l’état tel que je l’avais vu en septembre. Déjà deux mois de passé et rien n’a encore évolué.
En décembre, l’hivernage a été fait après (Oups) que j’ai signalé que c’était demandé dans le dossier des travaux. Les deux hélices ont été démontées pour être vérifiées, réparées si nécessaire et rééquilibrées. Elles sont parties pour le sud de la France, à Hyères pour être précis chez Euro Hélice. Elles devraient être de retour fin février.
Le bateau a perdu ses hélices Les coussins dans la cabine arrière Le carré vu du coin repas J’ai profité de ma visite pour remplacer les trois blocs anti-humidité placés dans le bateau.
En janvier, le 24, toujours rien. Le bateau se repose sur l’aire de stationnement à terre et attend une première intervention (mise à nue de la coque pour traitement acide) pour le mois de février. Nous verrons bien. L’intérieur parait bien triste sous un beau soleil que plus rien n’interdit de pénétrer. J’ai demandé par mail le remplacement des grilles de ventilation des moteurs. Maintenant, VETUS propose des boites dorade sur ses grilles. Cela permettra de remplacer celles qui existaient encore (3 étaient cassées). A l’origine, Linssen avait réalisé des montages en plexiglas collé qui n’ont pas tenu la distance du temps.

Visite du 24 février 2016 :
A mon arrivée au chantier, je constate que le bateau s’est avancé de quelques mètres. Toute la coque a été passée au nettoyeur ultra haute pression (2400 bars). La tôle se retrouve à nue et a pris une couleur jaunâtre suite au traitement à l’acide pour prévenir d’une corrosion ultérieure. Quand on regarde ces photos, plus d’hélices, coque à nue, le bateau a perdu de sa superbe. Vivement que la peinture soit réalisée.
Vue côté bâbord Vue côté tribord arrière Vue côté tribord avant J’ai fait le choix des couleurs avec le chantier. Les produits seront de marque International.
La coque et les superstructures resteront blanches (Perfection), la bande qui était grise sera refaite en bleu (Perfection) couleur qui sera aussi appliquée à la plage de bain au lieu du noir actuel. Le pont reste gris comme aujourd’hui (Interdeck gris). L’antifouling de la partie sous-marine sera bleu (Micron Extra EU).

Visite du 23 mars 2016 :
A mon arrivée au chantier, le ciel est gris mais il ne pleut pas. Le Harriet n’est plus à sa place sur le terre-plein à l’entrée. Je le retrouve un peu plus loin, en transit sur le ber mobile avant d’aller sous un hangar. L’époxy de la coque pour la partie sous-marine est terminé. Il ne restera que le primaire et les deux couches d’antifouling. Le chandelier du balcon arrière tribord a été changé. La réparation semble invisible. Les choses sérieuses vont pouvoir commencer. Ponçage de tout le bateau puis deux couches d’époxy blanc bi-composants.
Vue côté bâbord avant Vue côté tribord avant Vue côté tribord arrière Mais avant cela, le chantier doit procéder au démontage de toutes les parties vitrées pour traitement si corrosion et changement des joints d’étanchéité. Les grilles de ventilation des moteurs seront aussi démontées. Il ne devrait pas y avoir de problèmes de dimensions avec les nouvelles grilles VETUS. A la date de ma visite, il ne reste que 60 jours avant la fin des travaux. Il n’est plus temps de s’amuser, le compteur tourne..

Visite du 19 avril 2016 :
Aujourd’hui, le ciel est bleu, le soleil brille et la température est douce. Le bateau est sous hangar, protégé de la pluie. Les travaux avancent mais je ne suis pas certain que le délai soit respecté. Au compteur il reste 33 jours.
D’après l’information que j’ai (le chantier lui-même) il faut attendre environ 3 semaines après la peinture des superstructures avant de peindre le pont. Hors, la coque, partie émergée est en ponçage et traitement des défauts et ce n'est pas encore terminé. Toute la partie au-dessus du pont n’a toujours pas été poncée. Les ouvertures n’ont pas été démontées. Les éventuels défauts n’ont pas été traités. Les ouïes d’évacuation de l’eau dans la baille à mouillage étaient en piteux état ce qui a rendu nécessaire le remplacement d’une petite surface de tôle de chaque côté.
Côté tribord avec traitement des évacuations d’eau et de ventilation moteur Hélice d’étrave collée par de l’époxy. Détail à traiter Détail du traitement après remplacement d’une partie de la tôle des évacuations d’eau de la baille à mouillage Ceci étant dit, l’hélice du propulseur d’étrave a été soudée par les gouttes d’époxy pendant la peinture de la partie immergée de la coque. Il sera nécessaire de la démonter et de la changer. Après peinture complète, remontage des panneaux vitrés, 2 couches d’antifouling, il restera la révision mécanique des moteurs. Je m’attends à un minimum de 2 semaines de retard.
Mais... soyons optimiste, nous verrons bien.

Visite du 11 mai 2016 :
La météo est moins clémente que le mois dernier pour notre visite. Comme il ne reste que onze jours au compteur pour la fin des travaux, je n’ai pas attendu la dernière minute pour venir. A mon arrivée, ce que je redoutais le plus s’est vérifié. Le chantier est en retard.
Après discussion la nouvelle date de fin de travaux a été reportée au 31 mai. Sans faire d’humour, je souhaite que cela soit en 2016.
Ceci étant dit, j’ai de gros doutes sur le respect de cette nouvelle date. En 3 semaines, depuis ma précédente visite, le ponçage a avancé, les vitrages sont presque tous démontés. Mais cela n’a pas nécessité 3 semaines de travail d’autant que le ponçage n’est pas encore terminé ainsi que le traitement des points de corrosion.
Vue depuis la cabine arrière, les hublots tribord sont démontés Vue de la coque côté bâbord avec les traitements pour corriger l’état de surface avant peinture Le Harriet, à l’ancre sous le hangar, a triste mine Il reste au bas mot environ une semaine homme pour finir cette préparation. Ensuite ce sera la peinture. Si l’on ajoute les temps technologiques incontournables, le bateau ne sera pas près, au mieux, avant la mi-juin.
De plus dans ce tableau, il faut prendre en compte la montée en charge du chantier avec l’arrivée du printemps puis de l’été qui sera là dans 2 mois. Le travail est de qualité, mais le respect du planning est un point sur lequel le chantier peut grandement progresser.
De toute façon, nouvelle visite dans 2 semaines, histoire de ... mais... restons optimiste, nous verrons bien.

Visite du 25 mai 2016 :
Aujourd’hui, il fait beau et la température est douce. La circulation est plus fluide que d’habitude pour aller à Migennes. Sans doute le fait de la pénurie de carburants, constatée même sur l’autoroute ou les files s’attente sont très longues quand les stations sont encore approvisionnées. Ponçage des superstructures. Harriet bientôt prêt pour la peinture qui devrait commencer dès la fin de semaine. Ce qui n’était plus le cas au retour car les pompes étaient vides dès l’approche de la Capitale (environ 75 km).

Le travail de ponçage et de traitement de l’oxydation suit son cours. Le travail semble de qualité, et le résultat final devrait être bluffant pour un bateau de cet âge. Deux, et même 3 personnes travaillent sur le bateau pour combler le retard sur le planning. Le retard constaté est de 2 jours à la date d’aujourd’hui. Mais vu le travail qui reste à faire, on s’oriente vers la mi-juin pour la fin de travaux.

Le ponçage de la coque est terminé. Le cadre d’accès à la baille de mouillage a été refait et remplacé. Il aurait été possible de traiter l’oxydation à l’acide puis avec de l’époxy, mais il était préférable de remplacer complètement la pièce.
Nouveau cadre d’accès à la baille à mouillage. La pièce a entièrement été refaite et soudée à la place de l’ancienne sur le pont. La cause de ce problème provient de plusieurs facteurs. Le premier concerne l’installation du guindeau électrique qui a nécessité la modification de la trappe d’origine, en particulier le démontage des charnières.
Il n’y a pas eu de traitement correct de ce point par l’ancien propriétaire. Un second facteur est la condensation dans la baille car il n’y avait pas de ventilation (défaut de conception LINSSEN).
Ce point de conception a été traité par mes soins en installant un aérateur de pont. Un dernier facteur concernait le tuyau d’évacuation de l’eau vers l’extérieur. Le tuyau était complètement bouché. Ce point a été constaté peu après l’achat du bateau. Mais le mal était déjà fait.
De toute façon, nouvelle visite dans 2 semaines.

Le restaurant du Canal ou nous avons nos habitudes quand nous venons à Migennes. Une information particulière à noter sur le Restaurant du Canal ou nous avons maintenant nos habitudes quand nous venons au chantier.
Situé face à l’écluse d’entrée sur le canal de Bourgogne, il offre pour moins de 30 € un repas pour 2 personnes avec entrée, plat, dessert, un demi de bière, une demi-bouteille de San Pellegrino et un café. Pas mal pour le prix et en plus c’est copieux et très bon, d’ailleurs si vous ne réservez pas pour le midi, c’est complet.
Une adresse à ne pas éviter.


Visite du 08 juin 2016 :
Pour notre visite aujourd’hui, le ciel est gris, mais la température est douce. Pluie ou pas pluie dans la journée, nous verrons bien. Je suis un peu inquiet avant d’arriver à cause du temps qu’il a fait en Bourgogne depuis 2 semaines. Pratiquement de la pluie tous les jours, ce qui a donné des conditions hygrométriques mauvaises pour faire la peinture.
Effectivement, à notre arrivée je constate que la peinture n’a toujours pas commencé. Nous en sommes à 15 jours de retard sur le planning initial. De plus, pendant cette période, l’Yonne a débordé, ce qui a posé beaucoup de problèmes au chantier.
Je constate les traces de ces inondations qui heureusement n’ont pas fait beaucoup de dégâts. La décrue a commencé, mais le courant est très fort. Il faudra attendre un bon moment avant que les conditions redeviennent normales. Après discussion avec Simon, le nouveau contrat est au 1 juillet pour la fin des travaux. Le bateau est prêt à être peint, tout est protégé, seules les conditions hygrométriques ne sont pas là.
Tout est prêt pour peindre. Tout est protégé. Vue côté tribord Vue côté bâbord, en attente de peinture Le niveau de l’eau sur le plan d’eau est très haut. Le Linssen de location d’Auxerre bloqué Normalement, le temps s’améliore demain et après-demain ce qui devrait permettre d’avancer.
Les conditions sont tellement mauvaises, niveau de l’eau et courant sur l’Yonne en particulier, que des bateaux de locations sont bloqués sur le plan d’eau de Migennes. Il y a deux Locaboat de Joigny et un Linssen d’Auxerre.
Quand on regarde la photo du niveau de l’eau sur le plan d’eau, il est fort probable que cela a débordé.
De toute façon, je maintiens la pression et je reviens la semaine prochaine pour constater l’avancement des travaux, du moins je l'espère.

Visite du 15 juin :
La météo est toujours aussi détestable pour ce mois de juin, à une semaine de l’été. En chemin, à quelques kilomètres de Migennes, un déluge qui m’empêchait de voir la route. Heureusement, en arrivant au chantier, j’ai constaté qu’il n’avait pas plus ici, aujourd’hui.
Nous en sommes à 23 jours de retard et la pendule continue à égrener ses heures et ses jours. Le travail avance, comme on peut le constater sur les photos, mais il n’avance pas assez vite à mon goût pour respecter la date fatidique du 30 juin. A la vue de tout ce qui reste à faire, j’ESPERE récupérer à temps le bateau pour les vacances, sachant que j’aurai environ 3 jours de travail pour tout remettre en ordre à l’intérieur.
Vue de la proue, il y a pas mal de petits points bleus à traiter Vue de la poupe, cela ne brille pas encore mais cela viendra bientôt Vue côté tribord, il y a encore du travail Les couches d’apprêt sont en cours et tous les petits points bleus sur les photos sont des défauts à traiter avant la mise en peinture finale. De petits détails, mais vu le nombre de points, cela représente quand même du temps à passer et la météo des prochains jours n’est pas réjouissante. Nous verrons ou nous en sommes la semaine prochaine car j’ai prévu de passer hebdomadairement sur le chantier pour mettre un peu de pression. De toute façon, si le bateau était prêt, je ne pourrais pas naviguer sur l’Yonne vue la force du courant actuellement.
La navigation vient tout juste d’être de nouveau autorisée, mais le plan d’eau de Migennes sert de port pour les bateaux de location de la base Locaboat de Joigny. Il y en maintenant 4 en attente.

Visite du 22 juin :
Pour notre visite, aujourd’hui, le temps est splendide. Nous avons un beau ciel bleu, de la chaleur et peu de vent. Toutes les conditions sont réunies pour s’occuper de Harriet.
A notre arrivée, je constate quelques évolutions, même si celles-ci ne sont pas très visibles. La deuxième couche a été passée, tous les défauts d’aspect ont été traités. Nous en sommes à l’égrenage avant la couche finale qui doit être passée vendredi, d’après les informations du chantier. Ensuite restera la bande bleue, la plage de bain, les deux couches sur le pont, etc., etc.
La coque vue côté bâbord La coque vue côté tribord La proue qui a changé de couleur La possibilité de récupérer le bateau à la mi-juillet reste d’actualité, du moins si le temps ne vient pas contrarier nos plans.
Nous en sommes à 30 jours de retard et le chantier accuse un retard globale de 45 jours du aux intempéries et autres imprévus. Restons optimiste, de toute façon je reviens mardi prochain pour vérifier l’avancement.

Visite du 29 juin :
Il fait beau et la température est agréable aujourd’hui pour notre visite devenue hebdomadaire au chantier. Normalement le bateau est enfin peint et même la plage de bain et la bande de couleur sous le pont sont terminées. A mon arrivée, je constate que la coque est peinte et est en cours de ponçage de nouveau.
Cela brille, mais malheureusement c’est à refaire. Effet peau d’orange en de nombreux endroits plus quelques coulures disgracieuses et même quelques zones insuffisamment couvertes. Et en plus c’est un peintre professionnel qui officie aussi dans la peinture des avions. Il a simplement oublié de mettre du diluant dans la peinture (bi-composants). Tout est à re-poncer et à repeindre en totalité. Les superstructures sont déjà prêtes. Reste la coque et aussi à corriger une multitude de petits défauts.
La coque vue côté bâbord La coque vue côté tribord La proue qui a changé de couleur Nous en sommes déjà à 37 jours de retard et nous venons d’en perdre de nouveau 3 ou 4 encore. Le primaire pour l’antifouling a été passé sur la partie immergée de la coque. Le seul point positif dans tout cela est qu’il y aura une épaisseur de peinture plus importante.
Ceci étant dit, je suis très inquiet pour les vacances car moi aussi j’ai beaucoup de choses à remonter sur le bateau après les travaux. De toute façon, visite de nouveau mercredi prochain en espérant cette fois... .


Visite du 6 juillet :
La coque vue côté tribord Il fait beau et la température est agréable aujourd’hui pour notre visite hebdomadaire au chantier, seule la circulation sur l’autoroute à cause des travaux, laisse à désirer.
A mon arrivée, je constate une effervescence autour du bateau : le peintre est en action ... seulement pour la première couche après ponçage. Cette fois-ci, pas de peau d’orange. Le brillant, la peinture n’est pas encore tendue, est remarquable.
L'étrave en cours de peinture Une autre couche est prévue pour demain jeudi. Les superstructures, elles, seront peintes après. Je ne discute pas le processus si le travail avance. Le planning est hyper tendu pour les vacances car le bateau ne sera pas prêt pour le 14 juillet. Nous en sommes à 44 jours de retard. Croisons les doigts que tout ce passe bien dorénavant et que je puisse récupérer Harriet pour le 22 juillet.


Visite du 13 juillet :
Ce matin, je suis parti 30 minutes plus tôt pour Migennes. J’avais peur de l’éventuelle circulation automobile, mais aucun problème. Ce sera différent ce soir dans le sens des départs. Il ne fait pas très beau et la température est fraîche. Tout a été démonté au poste de pilotage extérieur. A mon arrivée, je fais l’état de l’avancement des travaux. Nous en sommes à 51 jours de retard et je lève l’ancre le 31 juillet pour Honfleur. Il ne reste que 11 jours de travail si l’on ne compte pas le weekend et cela va être très chaud pour tout finir dans les temps.
La peinture de la coque est terminée. Mais comme le peintre n’était pas satisfait de son travail, il a repassé une nouvelle couche. Résultat, il n’y a plus de peinture et celle-ci est en commande pour terminer le haut des superstructures qui ne sont pas peintes encore. Toute la partie roof et l’intérieur du bas des balcons ne seront peints que lundi et ensuite il faudra mettre les 2 couches sur le pont.
La coque est terminée et l'étrave brille Tous ces problèmes de peinture proviendraient d’une non maîtrise d’un nouveau pistolet.
En attendant, la première couche d’antifouling est en cours. Mais comme on peut le constater sur les photos, tout a été démonté et cela représente beaucoup de travail pour remettre en état le bateau en espérant qu’il n’y aura pas de problème, par exemple une casse. Les vitrages latéraux sont en cours de remontage. Normalement la plage de bain sera terminée mercredi prochain et je devrais pouvoir remonter les bois et le radeau de survie.
Le chantier travaille bien mais n’a aucune maîtrise de son planning. Je pense que le retard final sera d’environ 65 jours, ce qui est ENORME.

Visite du 20 juillet :
Ce matin, départ à 08h00 pour Migennes car j’ai ma plage arrière à remonter. Le coffre est plein avec le radeau de survie en prime. Normalement tout est prêt. La peinture de la plage arrière ainsi que la bande de couleur qui ceinture le bateau est terminée depuis vendredi soir dernier. Il fait très beau et la température commence à monter.
Tout a été démonté au poste de pilotage extérieur. A mon arrivée, grande désillusion, la peinture n’est toujours pas terminée. Le bleu est en cours et le dessus du bateau n’a toujours pas reçu la dernière couche. Pourtant la peinture blanche est bien arrivée comme prévu lundi. Nous en sommes à 58 jours de retard et je lève l’ancre le 31 juillet pour Honfleur. Il ne reste que 7 jours de travail si l’on ne compte pas le weekend et cela va être très très brulant pour tout finir dans les temps.
Les lignes d’eau sont tracées. Peinture en cours, vue côté bâbord L’intérieur du bas des balcons est peint et le primaire sur le pont est en cours. La première couche d’antifouling n’est pas terminée (il faudra en mettre 2). Les vitrages latéraux du carré sont remontés. La vitre qui était cassée à l’avant gauche n’est toujours pas rentrée au chantier. Encore un problème à régler en plus. La plage de bain ainsi que le radeau de survie ont été stockés sur une palette dans l’atelier. Je retourne au chantier demain vendredi pour la monter et faire un voyage, le coffre plein, de tout ce que j’avais ramené en août dernier. En fonction de ce que je découvrirai vendredi, il ne restera plus comme solution que de faire bruler un cierge à l’Eglise Saint-Pancrace (bien que je ne sois pas croyant) si le travail n’a pas plus avancé ...

Visite du 22 juillet 2016 :
Nous en sommes à 60 jours de retard et la partie supérieure du bateau se prépare à recevoir sa cinquième couche de peinture. Le ponçage est en cours pour enfin je l’espère voir cette dernière couche lundi prochain.
L’antifouling est terminé. Il reste à finir d’enlever les scotchs de matérialisation des lignes. La plage arrière est remontée et le radeau de survie a retrouvé sa place. J’ai profité de cette visite pour commencer à ramener le matériel qui était entreposé à la maison. Celui-ci est maintenant temporairement stocké dans la cabine arrière. Le bateau est sale à l’intérieur et méritera un bon coup de nettoyage avant de reposer les stores.
Vue côté tribord arrière Vue côté bâbord avant Vue de la poupe Nous allons entrer dans la dernière semaine pour une mise à l’eau prévue vendredi 29 ou samedi 30 juillet. Autant dire que je vais partir avec 2 jours de retard.

Visite du 27 juillet 2016 :
Ce mercredi, de nouveau visite au chantier pour vérifier si les travaux avancent comme prévu. Nous en sommes à 65 jours de retard. La peinture est enfin finie même si il y a quelque chose à redire sur la finition du dessus du carré. Enfin, ce n’est pas parfait, mais acceptable. Nous verrons avec le produit adéquat comment enlever les microbulles qui se sont formées.
Cinq couches, cela suffit. Les vitres sont en cours de remontage, les hélices ont repris leur place. Bref, cela avance. Il reste les deux couches de peinture du pont et la révision mécanique.
Vue côté tribord avant Vue des ouvertures des vitres de la cabine avant qui vont bientôt être remontées Vue côté bâbord avant Harriet a retrouvé son nom. La remise à l’eau est prévue pour vendredi, mais je pense, à la vue des finitions et du travail qui restent que cela sera fait samedi.

Visite du 29 juillet 2016 :
Aujourd’hui vendredi, est prévue la mise à l’eau du Harriet. Nous en sommes à 67 jours de retard sur le planning initial et mes vacances sont soumises à rude épreuve. Le programme initial ne pourra pas être tenu. A mon arrivée je constate une effervescence inhabituelle sur le bateau. Trois personnes s’occupent des finitions, même Simon est de la partie. Un problème sur la reconnexion de la commande des flaps à l’arrière (mal documentée) n’est traitée seulement que samedi matin.
Vue de la proue surélevée pour permettre la finition de l'antifouling Cela brille sur le dessus des superstructures Vue côté tribord avant, les grilles de ventilation sont en place Le perçage de la coque pour le sondeur graphique ainsi que le changement de la sonde endommagée sont effectués l’après-midi. Le nettoyage suit son cours pour ma part ainsi que le remontage des 19 stores qui équipent le bateau. Après une journée qui s’est terminée vers 19h30, départ pour mon hôtel à Brienon-sur-Armançon.
Ce matin samedi, fin du remontage des stores, nettoyage (le bateau est extrêmement poussiéreux), mise en place de la télévision, des marques de navire et le bateau est enfin prêt pour sa mise à l’eau. Dès 14h00, démontage des bâches de protection du hangar pour permettre l’entrée du chariot de manutention.
Dans les airs avec la protection des couettes Le chariot est prêt à partir pour sortir du hangar En route pour la grue La protection des sangles de la grue est assurée par d’anciennes couettes pour éviter tout risque sur la peinture. A 16h00, le bateau est dans l’eau et je peux remettre en place le taud à l’arrière.
Enfin à l'eau
La révision mécanique sera assurée par Simon demain dimanche. Enfin vers 18h00, je reprends la route pour Eragny avec un retour prévu lundi pour emménager et déplacer le bateau jusqu’à la gare d’eau de Migennes. Il me restera ensuite à remettre en service l’eau sous pression et le gaz pour terminer la préparation.

Dernière visite du 1 août 2016 :
C’est ma dernière visite au chantier ce lundi. Le plan de travail du jour est chargé : il faut déplacer le bateau jusqu’au plan d’eau de Migennes, faire le nettoyage intérieur, mettre de l'ordre et remettre en service l’eau et le gaz.
J’ai vérifié en venant qu’une place était disponible. Je n’ai pas beaucoup de navigation, juste une écluse montante de 5,5m à passer. Après contact par téléphone avec l’éclusier, l’attente est limitée au strict minimum. Sur le bassin, un anglais vient m’aider pour mon accostage. Merci à lui car le plan d’eau est très haut et je ne veux pas abimer le bateau.
Vue du carré, remis en état de naviguer Vue bâbord avant sur le plan d'eau de Migennes Vue bâbord arrière sur le plan d'eau de Migennes Le nettoyage commence dans la foulée avant de remettre en place tous les coussins et autres équipements qui se trouvent dans ma cabine à l’arrière. La poussière est omniprésente et après trois ou quatre passages, seulement 80% de celle-ci est enlevée.
Dès demain, je reviens avec mon équipage et un petit nouveau, le chat Moka, pour un voyage qui doit nous conduire jusqu’à Honfleur puis retour à Carrières-sous-Poissy.
Pour faire le bilan avec le chantier Evans, je dirai que le travail a été réalisé avec soin et compétences malgré les aléas rencontrés. Le coût est supérieur à 34 000 €, cohérent avec le devis initial, les mauvaises surprises et les travaux supplémentaires demandés. Le retard accumulé est de 70 jours. La grande marge de progrès pour Simon Evans réside dans une meilleure gestion du couple planning/ressources.
Même si les délais n’ont pas été respectés, je continuerai à faire confiance à ce chantier qui présente toute les garanties de compétences nécessaires à l’entretien de nos « chers » bateaux.

Epilogue :
Fin novembre, je prépare le bateau pour passer l’hiver, c’est-à-dire hivernage des moteurs, des toilettes et vidange du réservoir d’eau. Par habitude, je procède à une inspection minutieuse pour définir quels seront les travaux à prévoir au printemps prochain. Enfer et damnation, des points de corrosion sont réapparus, bien que normalement traités au chantier. Quelques photos et j’envoie un dossier par mail à Evans pour juger du service après-vente.
Pont arrière, côté bâbord Quelques jours plus tard, retour du dossier avec les explications sur les techniques à mettre en œuvre pour traiter les points.
Laissant passer les fêtes de fin d’année, de toute façon il fait trop froid pour intervenir en hiver, je reprends contact par téléphone avec le chantier au début du printemps pour discuter sur les solutions décrites dans la réponse apportée à mon dossier initial. Sans nécessité de négocier, Evans me propose de fournir tous les produits nécessaires.
Accès pont arrière, vue côté tribord Je dois simplement apporter des pots de confiture, vides, lors de ma visite quand la peinture sera livrée (ils avaient tout utilisé pour repeindre le bateau).
Tout début mai, je retourne au chantier pour récupérer les produits et échanger de vive voix sur la méthodologie à appliquer.
En conclusion, un chantier responsable qui assure le suivi de ses clients. En conséquence, en cas de besoin, à RECOMMANDER pour réaliser les travaux nécessaires à l’entretien de nos bateaux et ce, malgré une tenue de planning difficile.
Merci Simon.


Le chantier EVANS à Migennes
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