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La baie de Somme
CROISIERE 2018 : La baie de Somme
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01 août :notre destination cette année est encore la côte normande, la baie de Somme pour être précis. Tout juste arrivé sur Harriet, Moka le matelot à quatre pattes, en profite pour reprendre contact avec son environnement pour les vacances. A peine est-il sorti de son panier de transport, qu’il retourne à sa position de vigie sur la penderie, face au hublot, dans ma cabine.
Après un déjeuner au port de Carrières-sous-Poissy, nous partons pour le port de l’Ilon. Il fait très chaud, 32°C, le vent est faible, à peine une légère brise et le ciel est bleu.
Nous ne mettons que 03h30 pour parcourir les 40 km de notre navigation du jour et ne croisons que des bateaux de commerce ainsi qu’un plaisance montant (l’Aquarius). A l’arrivée, je fais un complément de gazole dont le prix est en augmentation par rapport à l’année dernière (106 litres à 1,60€ le litre). Nous sommes trois à bord, mon épouse, ma sœur et moi-même, et aussi le matelot à pattes, le chat Moka.

02 août : ce matin, aucun mouvement au port de l’Ilon, tout est calme sous un ciel bleu avec une légère brise rafraichissante. Après une nuit tranquille, nous appareillons vers 08h30. L’écluse de Méricourt est prête et nous sassons tout seul tout en douceur. Pas âme qui vive sur l’eau sauf un pêcheur qui nous trémate vers 9h30. A la Roche-Guyon, la nouvelle halte des bateaux de croisières est vide. Après sur Bosnières-sur-Seine, nous croisons notre premier plaisance, un anglais qui file vers Paris. La halte des paquebots fluviaux est vide sous le pont de Vernon. Comme à notre habitude, nous nous amarrons juste avant l’écluse de Notre-Dame-de-la-Garenne, au quai commerces en rive droite, pour le déjeuner que nous atteignons vers 12h15. Celui-ci est désert.
Nous sortons de l’écluse à 14h00, en route pour Les Grèves du Lac à Venables. Le ciel est bleu et la température est de plus en plus élevée. Deux paquebots fluviaux sont amarrés aux Andelys dont le Seine-Princess que nous avons l’habitude de croiser sur la Seine ou bien à Honfleur. J’ai prévenu notre escale du soir par téléphone et Pascal vient nous accueillir à notre arrivée. Il pousse même l’amabilité de prendre nos amarres nous facilitant ainsi l’accostage. Merci à lui. Il y a eu peu de mouvement sur la Seine aujourd’hui, quelques commerces, et un seul plaisance rencontré.


03 août : ce matin, nous partons sous un ciel bleu avec un soleil qui commence à chauffer. Pour notre départ, nous avons la surprise de découvrir une équipe de journalistes en ballon au-dessus de nos têtes qui débute un reportage. Nous quittons le port tout en douceur et un courant d’environ 1,5 km/h nous porte jusqu’à la dernière écluse de Seine. Celle-ci est prête à notre arrivée et nous bassinons tout en douceur. La marée étant haute à 06h03 à Poses aujourd’hui, nous devrions bénéficier d’un courant favorable pour rallier Rouen au bassin St. Gervais. Il n’y a pas une ride, pas un souffle de vent sur la Seine qui déroule son ruban majestueux sous le soleil bien chaud maintenant. Le ponton de Oissel est toujours vide à notre passage (à qui peut-il servir ?).
Nous arrivons vers à 13h00 dans la darse St. Gervais, après 5 heures de navigation depuis Venables, et prenons la place qui nous a été indiqué par téléphone au ponton visiteurs. Un plaisancier nous voyant arriver s’est empressé de prendre son vélo à notre approche nous refusant ainsi toute aide éventuelle nécessaire. Heureusement, sans vent, l’accostage est vraiment facilité et nous nous en sommes sortis sans difficulté aucune. Nous n’avons rencontré aucun bateau fut-il de commerce ou de plaisance depuis notre départ ce matin. Une petite sieste après déjeuner en attendant l’ouverture de la Capitainerie vers 16h00. Je peux sortir du port, mais sans badge, impossible de revenir sur les pontons, même d’accueil. De toute façon il fait trop chaud et j’attends la fin de journée pour faire les quelques courses nécessaires pour les jours à venir.
En passant devant la halte fluviale de l’ile Lacroix, j’ai aperçu un certain nombre de bateaux. Renseignement pris, la halte est maintenant gérée par les plaisanciers résidents et non plus par la mairie de Rouen.



04 août : aujourd’hui, nous faisons route pour Honfleur. J’ai réservé hier une place dans l’avant-port pour être sur le ponton et non à couple. Nous partons à 8h00 sous un ciel bleu ensoleillé avec une légère brise. Le courant, faible avec seulement 1 km/h, nous arrive de face pendant environ 40 minutes. Nous croisons vers 10h00 un bateau de travail qui procède au nivellement du fond de la Seine.
J’ai l’impression de naviguer seul sur un lac avec un courant portant d’environ 4 km/h maintenant. Vers midi, un léger vent se lève et vient rafraîchir l’atmosphère. La renverse du courant se produit à 13h40. Notre vitesse chute brutalement mais notre position, PK 328, est cohérente avec mes calculs prévisionnels sur notre heure d’arrivée à l’écluse de Honfleur. L’objectif est d’arriver à pleine mer pour passer les deux portes ouvertes amont et aval. A 14 heures, je croise le Centurion qui remonte avec la marée. Ce sera le seul bâtiment qui sera rencontré pendant notre descente. Le coefficient du jour n’est pas très important, seulement 59, mais je mets en route le second moteur car notre vitesse est relativement faible depuis la renverse. A 15h00 nous passons sous le pont de Tancarville au PK 338. Il nous reste encore 18 km à parcourir avant d’arriver à l’écluse. La marée sera haute à 16h27 et à la vue de notre vitesse actuelle nous devrions la passer à pleine mer. J’appelle Le Cercle Nautique pour prévenir de mon arrivée mais le message d’hier n’a, à priori, pas été transmis.
A 16h30, j’entre dans l’avant-port et doit patienter quelques minutes que la personne chargée de l’accueil des plaisanciers fasse se déplacer un bateau hollandais pour me permettre de prendre sa place. Celui-ci ne semble pas apprécier mais doit obtempérer.
J’ai mis 8h30 pour parcourir les 111 km à la vitesse moyenne de 13 km/h tout en ayant une marée contraire. La météo a été conforme aux prévisions et l’état de la mer dans l’estuaire ne présentait juste qu’un léger clapot.

05 août : le réveil, ce matin, nous réserve une mauvaise surprise. L’échelle de coupée à disparue et ma prise électrique a été débranchée. Les disjoncteurs de la borne de quai ont été coupés. De plus je retrouve dans mon annexe des cartons d’emballage de packs de bières. Que s’est-il passé ? D’après le bateau qui s’est mis à couple de mon bord, un local de retour de vacances, cette situation était effective à 23h00, heure à laquelle ils sont arrivés.
Je pense que la remarque faite à ce hollandais hier soir, son tuyau d’eau m’empêchait d’accéder à mon bord, n’est pas passée. Il n’était plus là ce matin, ce lâche. C’est le « connard » qui a été obligé de se déplacer pour me laisser la place, qui est vraisemblablement responsable de ceci. Mon échelle doit se retrouver sous quelques mètres d’eau.
Je n’avais pas les voileux hollandais dans mon cœur jusqu’à aujourd’hui, de par leur comportement, mais maintenant je les vomis. Ils arrivent dans les ports après la fermeture de la capitainerie et repartent avant l’ouverture, sans payer. « Espèce d’enfoiré, si tu lis cette prose demain, j’attends tes explications et je m’engage à corriger mon texte. Mais en auras-tu le courage ? ».
Il n’y a plus que des hollandais à Honfleur et aussi dans les autres ports de Normandie. Ils représentent 75% des plaisanciers. Peu ou pas d’anglais (le brexit ?) même chose pour les belges et les allemands. Quant aux français, c’est une espèce en voie de disparition.
Un dimanche matin, à 11h00, le ponton visiteurs, dans le vieux bassin est vide. Du jamais vu un début août.
Nous profitons de cette journée sans navigation pour faire quelques courses le matin et profiter, au ralenti de la ville, car il fait de plus en plus chaud.
Vers 15h00, je profite d’un peu de fraicheur pour faire quelques photos depuis la grande roue.

Notre parcours maritime 2018, de Honfleur à St. Valery-sur-Somme et retour
Notre prévision finale, St. Valery-sur-Somme, a été respectée mais les aléas météo nous ont conduits à rester à Dieppe 5 jours et à « sauter » l’étape du Tréport. Mais naviguer en baie de Somme valait le coup d’attendre même si les phoques ont été si discrets que seul le sondeur les a détectés. Quant aux marsouins du côté de Dieppe, ils sont restés, eux aussi cachés cette année.



06 août : nous prenons l’écluse de 6h30 ce matin. La bassinée est très rapide car nous ne baissons que de 20 cm. La marée de coefficient 48 commence à redescendre. Le vent est nul et la mer est très calme quand nous prenons le chenal de Seine pour rallier Fécamp. Les courants ne nous sont pas favorables et ne passons au large de Ste. Adresse que vers 08h30. Une heure plus tard, nous coupons le chenal d’Antifer. La mer reste calme avec un léger clapot de 30 cm.



Une légère brume nous masque les détails des falaises d’Etretat. Nous entrons dans le port de Fécamp à 11h45 et je me rends directement à la pompe gazole. Celui-ci est à 1,50€ le litre mais la pompe est en panne. Pour notre amarrage, nous bénéficions de l’aide de plaisanciers français et hollandais. Heureusement, ceux-ci ne sont pas tous comme celui de Honfleur. Nous avons mis 5 heures pour parcourir les 63 km de notre étape du jour. Il y a beaucoup de départs vers 14h00, les hollandais et beaucoup d’arrivées à partir de 16 heures, les hollandais. En milieu d’après-midi un brouillard est venu masquer le haut des falaises. Celui-ci s’est dissipé en fin de journée.

07 août : initialement, j’avais prévu de rester 2 jours à Fécamp mais les conditions météo à venir me décidèrent d’avancer de 24 heures notre départ pour Dieppe. Donc, vers 7h00, direction la pompe gazole, réparée, pour faire le complément de plein. Hier, il était très facile de prendre place le long du catway en marche avant, mais aujourd’hui la manœuvre est plus délicate pour en sortir en marche arrière. Près de 275 litres à 1,50€ rejoignent donc mes réservoirs. En sortant du port, une légère houle de face nous accompagne tout au long de notre voyage. Vers 8h00, la température commence à monter fortement car la brise est absente. Il va faire très chaud aujourd’hui encore. Face à Paluel, la centrale nucléaire, une zone est interdite à la navigation, balisée par 2 bouées jaunes et noires. Un voilier qui a priori n’a pas respecté cette réglementation, a été rappelé à l’ordre par VHF.
Vers 11h00, un léger vent de terre, rafraichissant, se lève enfin. A 11h30, nous entrons dans le port et rejoignons le ponton visiteurs situé maintenant à l’entrée et non plus sous la capitainerie comme en 2012. Malgré le brise-lames, la houle est très perceptible du fait qu’aussi bien les plaisanciers locaux que les pêcheurs, personne ne respecte la vitesse de 3 nœuds réglementaire dans le port. Ils sont plus proche des 6 à 8 nœuds et génèrent des mouvements d’eau importants. Bien que peu salé par les embruns, une pluie fine vient rincer le bateau en début d’après-midi. La météo commence à changer si j’en crois le baromètre qui baisse.

08 août : aujourd’hui, c’est jour de relâche avant de partir pour Le Tréport. J’ai préféré avancer mon arrivée de 24 heures vu l’état de la mer aujourd’hui. Le ciel est nuageux mais la température agréable et il ne pleut pas. Le soleil refait son apparition l’après-midi et le baromètre repart à la hausse. Nous profitons de cette embellie pour visiter l’église Saint Jacques à côté du port. Quelques informations : l’église Saint Jacques est érigée en paroisse en 1282 par Guillaume de Flavacourt, archevêque de Rouen.
À l'intérieur, la chapelle du Trésor est décorée d'une frise dite « des sauvages » qui révèle les diverses nations découvertes par les navigateurs et marins dieppois. À la demande de Jehan Ango, mécène de l’église au XVIe siècle, l’artiste a représenté différentes scènes de la vie des indigènes : un cortège de fêtes et de danses, des épisodes guerriers, que de nombreux archéologues et savants sont venus observer. Victor Hugo est également venu voir ces véritables dentelles de pierre le 8 septembre 1837.
Des travaux de restauration sont nécessaires. Des chutes de pierre (dont les vestiges sont conservés au dépôt lapidaire) ayant été observées à l'extérieur comme à l'intérieur, un filet a été tendu dans la nef pour prévenir tout risque.

(Informations recueillies sur le site du patrimoine religieux).



En fin de journée, beaucoup de hollandais arrivent sur leur voilier. Ils sont majoritaires aux trois pontons visiteurs mis à part quelques belges et allemands. Mais pas de drapeau bleu blanc rouge hormis le nôtre. Celui des hollandais n’est pas dans le même sens bien que les couleurs soient les mêmes.

09 août : nous partons vers 08h00 pour le Tréport sous un ciel gris. La marée sera haute dans un peu plus de 2 heures. Pas de problème avec les portes de l’écluse, elles ne fermeront qu’à 14h00. Les prévisions nous donnent une mer avec des creux de l’ordre de 40 cm. Je suis derrière deux voiliers pour sortir du port quand j’aperçois le premier malmené par les vagues. Le second fait immédiatement demi-tour pour revenir au port. Les creux ne sont pas de 40 cm mais plutôt supérieurs à un mètre. Qu’en sera-t-il plus au large ? La décision est vite prise, à peine sorti, j’imite le voilier et retourne à ma position initiale au ponton visiteurs. De plus, il commence à pleuvoir. Si je dois être bloqué par la météo, autant que ce soit à Dieppe.
Beaucoup de bateaux, après être sortis, sont revenus à leur poste d’amarrage. Le port reste pratiquement complet. Dans l’après-midi les creux en mer ont augmentés pour atteindre presque deux mètres. Pas un temps à mettre un bateau dehors.

10 août : la température est fraiche dans le bateau à notre réveil, 17° à 8h00, si bien que je mets le chauffage pendant environ une heure. La météo ne s’améliore pas. Je décide donc de rester en attendant une éclaircie. A l’extérieur il ne fait pas froid, mais la mer reste trop agitée. Nous profitons donc de cette escale pour tester un restaurant, « La Musardière », situé juste en face du port cité plusieurs fois au Gault & Millau.
A titre d’information : pour faire la différence avec ses voisins, la Musardière s'appuie sur les qualités premières de la restauration, à savoir la sincérité et l'accueil. Sincérité dans une cuisine pleine de bonne volonté qui ne néglige pas ses produits, accueil et service dans le sourire et la prévenance. La mention est ainsi logiquement préservée.
Après ce succulent repas nous prenons la destination de l’Estran - Cité de la Mer, située à proximité, pour notre digestion.



Pour information : ce musée de la Mer et de la Pêche est l'un des sites les plus visités de Seine-Maritime. Il est divisé en plusieurs espaces. L'espace construction navale montre l'évolution de la construction des bateaux et les différents matériaux utilisés, du bois à l'aluminium, jusqu'aux matériaux composites extrêmement légers et résistants. L'espace Pêche présente les différentes techniques, de la ligne ou palangre aux différents filets, des casiers à la drague. L'espace falaise et galets montre comment se forment les galets depuis leur chute de la falaise. Enfin l'espace des aquariums : 5 bassins présentent les animaux vivant dans la Manche. Bars, daurades royales, lieus... Un bassin tactile avec turbots, grandes et petites roussettes, raies...
La pluie nous rend visite pour la fin de journée. Il n’y a plus un gramme de sel sur le bateau maintenant.

11 août : une grande fraicheur nous réveille au matin. Cela nous change des températures caniculaires des jours précédents. Je mets le chauffage en route pendant une heure pour gagner quelques degrés car il ne fait que 18° pour le moment à l’intérieur du bateau. C’est jour de marché aujourd’hui dans la Grande rue. La foule, car il faut parler de foule tant il y a de monde reste compacte tout en se déplaçant très lentement scindée en deux parties, une montante et l’autre descendante. Les commerçants sont très nombreux aussi bien pour les produits de bouche que pour le reste et les prix sont raisonnables.
Mon Neveux et ma Nièce viennent déjeuner avec nous ce midi. Mon petit Neveu, Jules, les accompagne. C’est sa deuxième visite sur le Harriet après celle de Carentan, l’année dernière. Ils ont quelques difficultés à trouver une place pour stationner leur voiture ce qui les oblige à se replier sur la gare ferroviaire. Après déjeuner et une balade digestive, ils nous ont quittés pour retourner chez eux car demain la météo s’améliore et j’ai décidé de reprendre la mer pour St. Valery-sur-Somme, sans faire escale au Tréport. Il nous faut simplement arriver deux heures avant marée haute à la bouée AT-SO à l’entrée de la baie. Il y a moins de 25 miles marin depuis Dieppe et cela ne devrait pas poser de difficultés.
Presque tous les hollandais sont partis ce matin mais ce soir, de nouveau le port est plein avec toujours les hollandais mais quelques belges et allemands les accompagnent.



Près de nous des hollandais ont animé une soirée naturiste en prenant leur douche sur le ponton, complètement nus entourés d’enfants et d’adolescents.

12 août : nous quittons le port de Dieppe vers 8h30. Le ciel est nuageux, baromètre à 1010, le vent moyen (20 km/h) et les prévisions de houle sont à 20/30cm. Le coefficient de marée de 106 est très élevé. Cela devrait nous permettre de n’avoir aucune mauvaise surprise en baie de Somme. Le courant nous porte bien et nous passons au large du Tréport 2 heures plus tard, et la houle est supérieure aux prévisions, environ 60 à 80 cm. Mais comme je la reçois au ¾ avant, pas de problème. Je trémate un premier voilier peu après le Tréport puis un second 30 minutes plus tard. A 11h15, je suis à la bouée AT-SO d’entrée dans la baie.
Sur le site du port de St. Valery-sur-Somme, j’ai récupéré le plan de balisage qui évolue en permanence. Au téléphone lorsque que j’ai appelé pour annoncer ma venue l’on m’a indiqué de prendre un cap au 100° à partir de la bouée AT-SO pour entrer dans le chenal. Cette information est d’ailleurs incohérente avec le plan de balisage car c’est un cap 70° qu’il faut prendre. Le plan est en ED 50, ce qui pose quelques difficultés pour rentrer la position des bouées dans le système de navigation du bateau qui est en WGS 84, comme les cartes papier de la zone. Le fichier des coordonnées n’est pas disponible sur le site du port.
Donc, en arrivant, avec les jumelles je cherche les fameuses bouées d’entrée de ce chenal, sauf que pour y parvenir, ce n’est pas un cap 100° qu’il faut prendre, mais un cap 60, car les bouées sont au nord de la bouée d’atterrissage. Dès l’entrée dans le chenal, je réduis le régime des moteurs de 500 tours car je suis un peu en avance sur la marée et le courant me porte bien. Les bouées se succèdent les unes derrière les autres, avec une houle qui n’est plus que d’une vingtaine de centimètres maintenant. Le parcours est extrêmement sinueux et il faut être attentif pour ne pas manquer une bouée, sachant que certaines sont absentes. Après la pointe du Hourdel il faut rester sur la droite pour prendre le bon chenal et éviter de se retrouver au Crotoy. Le courant devient de plus en plus fort 7 à 8 km/heure. Le ciel s’éclaircie et la température monte. En arrivant vers la bouée 36, environ une heure avant pleine mer, je vois arriver une horde de bateaux, petits et grands qui font la course et naviguent à droite et à gauche du chenal en soulevant énormément d’eau. Ils sont d’autant plus dangereux car beaucoup ne sont pas à leur place, qu’il ne me reste que 1 m d’eau sous la quille et que je ne peux pas me déporter. Je prends contact par VHF à l’entrée du port et l’on m’indique ma place, en bout de ponton, face à la Capitainerie. L’accueil est parfait. A 12h15, je suis à quai et j’ai donc mis une heure pour faire le parcours dans la baie, une bonne quinzaine de kilomètres.

13 août : nous restons au port aujourd’hui. Le ciel est gris, il a plu une bonne partie de la nuit et de la matinée, ce qui a effacé les traces de sel sur le bateau. Le matin est consacré à faire le ravitaillement. L’après-midi le soleil est revenu et nous avons la visite de Bernard et Margot, les parents de ma Nièce qui est venue nous voir à Dieppe. Ils habitent à Merlimont qui n’est pas très loin, moins de 50 km par la route. Ils sont venus nous faire un petit « coucou » en amenant le gouter de fin d’après-midi. Les pâtisseries étaient si délicieuses que mon équipage s’est mis à la diète pour le repas du soir, repues, qu’elles étaient, des gâteaux de l’après-midi.

14 août : le ciel est nuageux mais il ne fait pas froid et il ne pleut pas. Nous restons encore la journée au port. Je prends le vélo pour aller me promener jusqu’à la pointe du Hourdel et ainsi me mettre en appétit pour le couscous préparé par ma « frangine » et surtout, trouver un boulanger.
Après ce délicieux repas et une petite sieste, nous nous rendons à l’Herbarium pour une petite promenade digestive. Pour information : l'Herbarium, enclos ceint de murs de silex et galets, domine les remparts médiévaux de la ville. En y pénétrant on y découvre un formidable fouillis "ordonné", rassemblant d'anciennes plantes moyenâgeuses. Un jardin plus botanique qu'ornemental qui plaira au néophyte comme au connaisseur ! Le Fruticetum offre une lecture contemporaine des jardins du Moyen-âge. La couleur bleue est un clin d'œil à la "Waide" : plante tinctoriale précieuse au Moyen-âge. Les rues fleuries de la ville forment, avec l'Herbarium et le Fruticetum "les jardins de la Baie", et fait de Saint-Valery-sur-Somme une paisible invitation à la promenade.
L’association qui gère « les Jardins de la baie de Somme » entretient également les rues fleuries de la cité médiévale et les massifs qui courent le long des vieux murs et des remparts.

Au retour, nous nous arrêtons à l’église Saint-Martin. Pour en savoir plus : son existence est fort ancienne (12ème), en 1475 l'église est entièrement incendiée sous l'ordre du roi Louis X1 afin que la ville ne soit pas livrée aux Anglais.
Le monument actuel date depuis sa consécration le 23/11/1500. D’allure élégante avec des murs en damier, alternant silex taillés et pierres, composée de deux nefs identiques, une tour massive épaulée de contreforts et une toiture en flèche qui fut remplacée en 1786 par une toiture pyramidale. Elle subit quelques vandalismes, notamment pour le mobilier lors de la révolution : tableaux et chasse brûlés, cloches fondues…En 1845 est rajoutée à l’édifice une bâtisse rectangulaire en briques pour donner accès au clocher.

Le ciel est resté nuageux toute la journée, mais la température était plus qu’agréable. Demain, nous retournerons à Dieppe en début d’après-midi seulement car c’est la marée qui commande.

15 août : ce matin le ciel est dégagé et la journée devrait être chaude. Nous repartons pour Dieppe à 15h00, soit une heure avant marée haute. Les courants étant contraires, je devrais mettre environ 1h30 pour rejoindre la bouée AT-SO. D’après les prévisions, la houle devrait être d’environ 40cm. Un avis à la capitainerie indique que la bouée d’entrée de chenal tribord (rouge) ayant disparu, il est demandé la plus grande attention aux navigateurs. Mon voisin de ponton aussi repart vers d’autres horizons, mais par le canal maritime, son bateau n’étant pas homologué mer.
Nous partons sous le soleil en même temps que de nombreux autres bateaux qui eux ne feront qu’un tour dans la baie avant de revenir au port. Au départ, la houle est faible mais se renforce quand nous arrivons à la pointe du Hourdel. Le problème est qu’avec les nombreux changements de directions pour suivre le balisage, les vagues arrivent de face, de côté ou de ¾ arrière. La hauteur d’eau étant suffisante, je prends quelques raccourcis avec les bouées du chenal pour éviter d’être trop secoué. A la sortie de la baie, la houle est entre 1m et 1,2m heureusement de ¾ avant. La mer commence à se calmer au large du Tréport.
Je constate un régime instable du moteur bâbord en arrivant au port de Dieppe et lorsque je veux baisser le régime à l’entrée du port, il s’arrête. Pour rejoindre la place que nous avons déjà occupé, qui est libre, avec le vent la manœuvre devient délicate avec un seul moteur mais s’effectue sans trop de difficultés. Une fois amarré à 20h00, en mettant les gaz à fond, le moteur redémarre rapidement. J’ai les mêmes symptômes que l’année dernière et il va falloir trouver la source de ce dysfonctionnement qui peut remettre en cause notre sécurité. J’ai remarqué que c’est dans des mers fortes que ce désagrément est apparu.
Le bateau est couvert de sel jusqu’au poste de pilotage extérieur et il va me falloir nettoyer demain matin avant de repartir car la vision au travers des vitres est très inconfortable. Nous sommes le 15 août et comme prévu, nous ouvrons la bouteille de champagne qui est au frais pour nous remettre de nous émotions.

16 août : le ciel est nuageux quand nous partons après déjeuner pour St. Valery-en-Caux mais il ne pleut pas et le vent souffle à environ 20km/h. Les courants nous sont défavorables, mais il nous faut arriver pendant la période d’ouverture des portes de garde du bassin. J’ai annoncé notre arrivée par téléphone pour être sûr d’avoir une place pour Harriet. La houle est conforme aux prévisions mais forcit au passage de la Pointe d’Ailly avant de se calmer un peu plus tard. Nous croisons quelques voiliers qui font route vers Dieppe. Après environ 2h30 de navigation, nous entrons dans le chenal et devons attendre une dizaine de minutes l’ouverture du pont. A 16 heures nous sommes amarrés à l’entrée du bassin. L’accueil à la Capitainerie est très cordial. Une grosse pluie vient dessaler le bateau en fin de soirée. Je n’aurai pas à le faire, le ciel s’en est chargé.

17 août : la température est fraiche quand nous nous levons. Il a plu une partie de la nuit et le vent a soufflé assez fort provoquant un peu de houle dans le port quand les portes se sont ouvertes. Il y a un marché près du port ce matin et nous en profitons pour faire quelques courses. Après déjeuner et une petite sieste, en route pour l’arrière-pays et la visite d’une église du XVIe siècle, Notre-Dame de Saint-Valery-en-Caux.



Pour information : les murs sont en grès et pierres de taille. Ils sont scandés de contreforts et de baies brisées avec des remplages gothiques. L'église antérieure, dont l'époque de construction est inconnue, a été très endommagée pendant la guerre de Cent Ans. Elle a été entièrement rebâtie dans la 1ère moitié du XVIe siècle, (un chapiteau d'une des colonnes de la tour-clocher porte la date 1530). Le voûtement a été réalisé en 1852 par l'architecte diocésain Jacques Eugène Barthélémy. Transformée pendant quelques années en salpêtrière à la Révolution, l'église a été autrefois sous le patronage de l'abbaye de Fécamp.
Au retour comme la température est agréable, nous en profitons pour aller sur la jetée d’entrée du port. Les voiliers locaux, prenant tous les risques, insistent pour entrer sous voile alors que la houle de travers les déporte. Un de ces jours il y en a un qui va finir dans la jetée. Ais c’est leur problème.

18 août : nous faisons quelques petites courses d’appoint car nous arriverons tard à Fécamp et repartirons tôt pour le Havre le lendemain matin. Nous quitterons St. Valery à 15h30 car les portes ouvrent à 15h15 seulement. Les courants seront défavorables et le vent d’environ 20 km/h. La houle prévue est d’environ 50 cm par ¾ avant. Une heure avant notre départ la pluie qui a commencé à tomber au déjeuner s’arrête et un maigre soleil fait son apparition. Nous devrions mettre moins de 3 heures pour rallier Fécamp.
La mer est légèrement plus forte que prévu, une houle à environ 80 cm. En arrivant à proximité du port j’entends un appel PAN PAN sur la VHF, un voilier en panne demande un remorquage. Il n’est pas visible de ma position. J’entre dans le port 18h15 et me dirige directement à la pompe gazole. Pas de chance, celle-ci est en panne et nous somme samedi soir. Autant dire que pour faire le plein il va falloir attendre lundi. Heureusement il m’en reste largement assez pour rejoindre le Havre. Ne trouvant pas de place libre au ponton visiteurs, les bateaux étant à couple en bout de ponton, j’appelle la Capitainerie par VHF pour trouver une solution.
Elle m’autorise à m’amarrer à un ponton à l’entrée du port, sans eau ni électricité et de plus balloté par la houle qui rentre dans le chenal.
De passage à la Capitainerie, je demande s’il n’existe pas une autre solution que celle qui m’a été proposée. Le port est complet et il n’y a plus de place. L’on me fait payer 16,5€ pour la nuitée en m’indiquant que j’avais 50% de réduction.
Que l’on me fasse payer la taxe touristique est somme toute logique. Mais 50% de réduction seulement pour cette place très inconfortable, quand l’on sait que des bateaux arrivent après la fermeture, se mettent à couple par nationalité (les hollandais sont très fort à ce petit jeu) et repartent avant l’ouverture, est presque scandaleux : « CARTON ROUGE A FECAMP ». Ce problème est tellement vrai, qu’à Dieppe, les pontons visiteurs sont surveillés jusqu’à 21h30/22h00 pour limiter cette forme de grivèlerie nautique.

19 août : les conditions de mouillage étant tellement inconfortables, le bateau a été balloté de bâbord sur tribord toute la nuit (en suivant les mouvements du ponton), je prends la décision de quitter le port au plus vite en accord avec mon équipage, avec près de 2 heures d’avance sur les prévisions. Les courants sont favorables, et la houle prévue de seulement 50 cm. Nous sortons du port vers 9h40 et croisons quelques petits bateaux de pêche.
La houle n’est pas très forte jusqu’à Etretat. Après la mer commence à se creuser et à proximité d’Antifer, les creux atteignent plus de 2m, heureusement de ¾ avant. Les embruns des vagues qui claquent sur le pont me déposent du sel jusque sur les toiles du poste de pilotage extérieur. Les aérateurs des capots de pont qui sont saturés par l’eau qui se déverse sur l’avant du bateau, laissent entrer un peu d’eau dans la zone du repas et la cabine avant. C’est la première fois que cela arrive.
Une fois passé Antifer, la mer se calme un peu pour ne garder qu’un léger clapot à l’approche de Sainte-Adresse. Beaucoup de voilier sont de sortie en baie de Seine, là où la mer est relativement calme.
Après 3h30 de navigation, j’entre dans le port du Havre, à 13h15. Je me dirige directement à la pompe gazole pour faire le plein. Je dois recommencer 4 fois l’activation de la pompe car celle-ci ne délivre qu’environ 100 litres à la fois. Le prix du litre est de 1,509€, soit 0,9 centime plus cher qu’à Fécamp. La station est commune avec la route et affiche les mêmes tarifs. Dans tous les cas, c’est moins cher que sur l’autoroute. Je rajoute une dose de produit contre l’humidité dans mon réservoir. C’est un nouveau produit acheté l’année précédente qui va avoir un effet particulier sur le fonctionnement des moteurs.
Le plein étant fait, je vais m’amarrer en bout du ponton visiteurs à l’entrée du port. Tout a été refait depuis ma dernière visite en 2012 et pontons et catways sont neuf. Toutes les bornes de distribution d’énergies (eau et électricité) sont neuves elles-aussi. Il est nécessaire de passer à la Capitainerie pour récupérer une carte d’activation qui donne aussi accès aux pontons.
Après déjeuner, je pars en ville pour acheter pain et pâtisseries. J’ai oublié que nous sommes dimanche et que le 15 août est passé. Les deux premières boulangeries indiquées par Google et censées être ouvertes sont fermées depuis le 15. S’en suivront 3 autres fermées elles-aussi avant d’en trouver une à Sainte-Adresse, enfin, ouverte. Cette recherche m’aura fait faire, à pieds, environ 5 km. C’est bon pour la ligne.
En fin d’après-midi, la vedette de la SNSM est sortie pour récupérer une vedette à moteur en panne.

20 août : la marée étant basse à 13h05, nous quittons Le Havre pour rallier Rouen à 11h30. Le coefficient de marée est très faible, 39 et la houle prévue de 20 cm. La traversée de la baie de Seine pour rejoindre Honfleur devrait n’être qu’une partie de plaisir. Il y a un peu de vent, la houle est plus forte que prévue, mais après avoir rejoint le chenal de Seine, celle-ci nous arrive par l’arrière et nous dandine doucement. En arrivant devant l’écluse de Honfleur, le vent est tombé mais le courant de la marée montante se fait attendre, cela fait déjà plus de 2h15 que nous sommes partis.
Nous croisons le cargo « Bithav » entre le pont de Normandie et le pont de Tancarville. Sa vague d’étrave nous secoue beaucoup. Toujours pas de courant du flot montant, il nous faudra attendre presque 16h00 pour que notre vitesse augmente de façon significative. J’ai prévenu par téléphone le port St. Gervais que nous arriverions tard et celui-ci m’a indiqué à quelle place me mettre. Il fait de plus en plus chaud au fur et à mesure que nous approchons de Rouen.
Le nouveau produit anti-humidité que j’ai ajouté au gazole a un autre effet. Il fait fumer mes moteurs en déposant une suie noire à l’arrière du bateau. Celle-ci n’est pas grasse mais sale. Je vais avoir un gros nettoyage à faire quand ce phénomène s’arrêtera. Mis à part deux cargos croisés, il n’y a personne sur l’eau. Vers 20h30, la température diminue un peu et un petit vent frais vient rafraichir l’atmosphère. Nous entrons dans la darse St. Gervais à 21h15 et sommes amarrés avec l’électricité à 21h30. Nous avons mis 10 heures pour remonter du Havre et à peu près 7h30 depuis Honfleur.

21 août : nous quittons la darse St. Gervais vers 10h00. Au moment de sortir j’annonce mon intention sur le canal 73 de la VHF et un automoteur, l’Oural, m’informe qu’il va bientôt passer. Effectivement je l’aperçois et lui réponds que j’attends son passage avant de sortir. Il se met à pleuvoir une petite pluie fine. Je vais profiter du courant de la marée montante pendant encore environ 90 minutes. Je garde mes deux moteurs pour essayer d’arriver à Poses le plus rapidement possible et pouvoir déjeuner à une heure raisonnable en m’arrêtant au quai rive droite à la sortie de l’écluse. A Oissel, toujours aucun bateau. Je croise le « Big foot » pas à sa place au PK 212. Je le lui indique par VHF et avant qu’il ne modifie sa trajectoire je lui précise que je me déporte. En réponse, il m’indique qu’il ne m’avait pas vu. Ben voyons.
Le courant me pousse jusqu’à midi passé puis diminue et devient contraire vers 13h00. La pluie s’est calmée et le soleil cherche à s’imposer avec les nuages. Il a fort à faire pour y arriver. Un appel à l’écluse m’informe d’une attente de 30 minutes avant de pouvoir passer par la grande écluse. Pas de problème, je règle ma vitesse en conséquence. Le barrage ne laisse pratiquement pas passer d’eau, c’est rare. J’ai mis 3h10 depuis Rouen. En sortant du sas, je prends place au quai pour déjeuner. Les moteurs ne fument pratiquement plus.



Nous repartons à petite vitesse vers 15h30 en passant par les bras secondaires des iles qui parsèment la Seine en rive gauche. Je préviens Pascal de notre arrivé car c’est notre contact à Venables, la Capitainerie est fermée jusqu’à fin août pour les congés. Nous sommes amarrés au premier ponton avec l’aide de Pascal à 17h30. Je profite de la fin de journée pour faire un lavage de l’arrière du bateau qui retrouve ainsi sa couleur blanche. La suie n’était pas grasse du tout. Je pense que c’est l’additif au gazole qui a nettoyé les circuits. Mais il faudra quand même le vérifier.

22 août : nous quittons Venables à 9h30. Le ciel est nuageux et le vent nul. Il fait 20°. Aux Andelys, il y a deux bateaux de croisières fluviales, amarrés, mais pas âme qui vive à bord. En passant sous le pont près du camping, je croise un plaisancier Belge. Cela fait bien longtemps que je n’ai plus vu de plaisanciers sur la Seine. Nous passons l’écluse de Notre-Dame-de-la-Garenne à midi tout en douceur et allons nous arrêter le long du quai en rive droite pour déjeuner. Le quai est désert.
En repartant à 13h30, le soleil qui a enfin décidé de se lever nous accompagne. Le courant face à nous est faible, seulement 1 km/h. Il fait de plus en plus chaud et il n’y pas de brise qui pourrait nous rafraichir. Heureusement je remplace celle-ci par le ventilateur du poste de pilotage.
Au PK 158 je prends le bras qui passe le long de Notre-Dame-de-l’Isle. Le cimetière à bateaux est toujours là. VNF n’a rien fait pour enlever ces carcasses, coulés depuis bien longtemps, qui petit à petit se voient rongées par la rouille et envahies par la végétation.
A Vernon deux bateaux de croisières, (sous pavillon étranger) sont amarrés sous le pont en rive gauche.
Je croise de nouveau un bateau de plaisance, étranger lui aussi vers 15h00. J’annonce par téléphone mon arrivée à l’Ilon pour la nuit et la station de carburant. Nous passons près de 20 minutes à attendre un commerce (le Bayard), amarré dans l’écluse de Méricourt, avant le lancement de la bassinée.
A 18h45, nous sommes au ponton, à l’Ilon pour compléter le plein du bateau (284 litres de gazole à 1,60€ le litre). Nous passons la nuit, tranquillement amarrés en bout du ponton d’accueil, à côté des douches près des pompes à carburants.

23 août : il nous faut 15 minutes depuis le ponton d’accueil de l’Ilon pour rejoindre la Seine au niveau de l’écluse de Méricourt. Le ciel est gris, il ne pleut pas et la température déjà de 21° à 10h00. Une heure plus tard nous sommes trématés par une péniche puis croisons un plaisancier français qui se promène. C’est devenu si rare de rencontrer un bateau habitable sous pavillon français, en navigation sur la Seine, que cela mérite d’être signalé. Le « Big foot », très chargé nous trémate à son tour en passant très près de nous sans aucun avertissement sur la VHF. Le voile qui couvrait le soleil commence à se déchirer et la température à augmenter fortement.
Nous faisons notre entrée à la Marina Port-Saint-Louis à 13 heures. Ma place est libre et 10 minutes plus tard, nous sommes amarrés. Fin de la navigation pour aujourd’hui. L’après-midi, la chaleur devient écrasante mais une petite pluie salvatrice rafraichie en fin de journée l’atmosphère surchauffée. Malgré cela, mon drapeau Normand à la proue du bateau, reste complètement empesé par le sel.

24 août : il fait frais ce matin. Nous passons une partie de la matinée à boucler nos bagages et à mettre un peu d’ordre sur le bateau. La nuit a été très calme, même les cygnes ne sont pas venus nous déranger. Je ferme le bateau vers 11h00. Je reviendrai cette après-midi pour commencer à vider les coffres et nettoyer le réfrigérateur.

Cette année encore, je constate qu’il y a de plus en plus de bateaux de croisières. Quand je les croise, je ne vois pas beaucoup de monde dessus. Cet été on a parlé de canicule. Cela aussi était vrai en Normandie mais seulement la première quinzaine du mois d’août,
La navigation de plaisance française est en berne. Peu de bateaux sous pavillon national ont été croisés ou rencontrés, moteurs habitables sur la Seine ou voiliers en mer, mis à part les locaux.
En Normandie, les anglais ne sont plus là, sans doute le brexit m’a-t-on expliqué à Honfleur. Du jamais vu début août, le ponton visiteurs dans le vieux bassin, vide un dimanche matin.
Les voileux néerlandais sont de retour et représentent près de 60 % des bateaux qui font escales dans les ports de la côte normande, excepté en Baie de Somme. Quant aux belges et aux allemands, c’est une espèce qui se raréfie.
Bilan consommation 2018, à 2000 trs/mn des TAMD 41A :
- le moteur bâbord est à 2579,5 heures
- le moteur tribord est à 2583,8 heures
Soit un total de 139 heures/moteurs depuis l’année dernière. La consommation s’établie à 7,2 litres à l’heure et par moteur à 2000 trs/mn (consommation totale de 1000 litres de gazole pour environ 950 km parcourus). La navigation s’effectue en général sur un moteur en fluvial sauf pour la liaison Rouen Honfleur et sur deux moteurs en zone maritime. Ma consommation reste identique à celle de 2017.


Eglise St. Jacques de Dieppe
Estran - Cité de la Mer
L'herbarium de St. Valery-sur-Somme